Et de cela j’aime lui dire merci. Merci parce qu’il ne jugeait jamais personne. Avec lui , il n’était pas besoin d’avoir peur et de sortir ses défenses. Il avait des points de vue affirmés mais il écoutait ceux des autres et essayait de comprendre. Ainsi à quelqu’un qui , dans une conversation de rue, lui disait ne guère fréquenter l’Eglise ni même l’apprécier, il répondait en parlant de ce que cette personne avait dans son cœur. Quel respect ! Robert Thirion ne faisait pas de discours sur l’amour ; il aimait les gens, les gens de tout bord. On pourrait encore égrener les«  merci » : merci pour son intelligence vive, pour son savoir. Il n’en écrasait pas les autres ; il les partageait, comme un bien commun. Merci pour sa simplicité, pour son humour.

Ceux qui l’ont connu et aimé auraient voulu garder encore Robert Thirion parmi nous. De plus en plus souvent, depuis ses 90 ans, il parlait de la mort, de sa mort à venir. Sereinement. Il est mort ayant une vie accomplie ; il est mort en donnant la vie. A nous, maintenant, de nous mettre en route et de cultiver ce qu’il nous a confié. (Texte rédigé par une adhérente du Modem Vanves)