Une université 2013 riche en échanges, dense et complexe, à laquelle quatre d'entre nous ont pu se rendre.

Ces trois jours nous ont tout d'abord permis de nous retrouver entre militants et élus venus de toutes les régions et parfois de loin,  plaisir des rencontres et dans une atmosphère iodée revigorante, à Guidel-plage dans le Morbihan face à l'océan; la météo clémente a de plus facilité les contacts et même permis des picnics au bord de la plage notamment des Jeunes Démocrates.
J'en profite pour féliciter Gilles Guillamot, dont nous sommes très fiers à Vanves: il organisait l'hébergement national des Jeunes Démocrates, venus très nombreux de la France entière et très satisfaits de leur séjour. Un vrai plaisir également de voir autant de jeunes engagés.

Mais nous avons aussi été... studieux et pu suivre des formations très intéressantes:  situation des finances locales, logement, rythmes scolaires...sur ce dernier domaine en particulier, échanges très intéressants sur des expériences déjà lancées et questions à gérer.
Quand aux conférences plénières, il était difficile de tout suivre, mais nous avons pu écouter notamment celle sur l'Europe et celle sur la Justice, les Libertés et la Sécurité.

Et une très belle soirée, qui restera dans les mémoires: avec les témoignages de Jean Lassalle et d'Axel Kahn sur leurs marches respectives sur les routes de France et leurs rencontres avec les Français;  soirée qui témoigne d'ailleurs de la singularité et de la richesse humaine de notre mouvement.
Partis marcher au départ pour des motifs différents, ils nous ont transmis le même grave constat: des Français découragés, qui se sentent seuls, abandonnés par la politique, qui ne croient plus en l'avenir...des territoires de désolation où le Front national atteint parfois plus de 30%.

Dans ce moment très complexe pour nos concitoyens, nous avons bien sur longuement échangé avec François Bayrou et nos élus sur la démarche nationale en cours avec Jean-Louis Borloo, mais bien au delà des petites phrases des médias.
Quelles réponses apporter aux difficultés des Français,  à la progression des idées de Marine Le Pen dans l'opinion et notamment aux risques d'un vote d'exaspération aux élections Européennes?
François Bayrou a appelé à l'unité, à la responsabilité de se fédérer largement au centre pour construire une politique nouvelle qui redonne espoir aux Français et dans le respect de l'histoire et de l'identité de chacun des partenaires. En réponse aux questions de certains, il a été clair; il ne s'agit pas de remettre en cause notre indépendance, ni notre conception de la politique et de sa moralisation.
Au delà de ces échanges sur le national, nous avons aussi parlé des municipales, nous gardons notre cap et continuons de travailler dans le même esprit: à territoire local, projet local, une histoire d'hommes et de femmes rassemblés sur l'essentiel autour de valeurs partagées au service des habitants.
Et si la politique est toujours un rapport de forces à dimensions bipolaires et nous avons payé cher notre indépendance et apparaissons bien faibles aux yeux de certains dans ce rapport de force, c'est notre indépendance qui est notamment garante du respect de l'éthique en politique. Sur ce sujet, sensible en particulier pour ceux du 92, François Bayrou a même précisé: nous ne soutiendrons pas des Balkani.

Alors, il nous reste à continuer notre travail pour apporter des solutions aux habitants, à fédérer loin des invectives stériles camp contre camp de certains, à redonner du sens et de la confiance et à innover...la politique en a bien besoin et surtout nos concitoyens.

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