Pourtant, à un an des élections est ce si étonnant ? Lui, est étonné, allant même jusqu’à taxer d’activisme des tracts distribués récemment et quelques articles sur Internet.

Il faut dire qu’il n’a pas l’habitude, car on ne trouve pas les questions qui lui sont posées dans ‘Vanves Infos’, le magazine municipal mensuel dont il est le directeur de la publication. 40 pages d’auto célébration. Non, excusez-moi,  40 pages moins une demie page, généreusement concédée à l’opposition, PS et EELV.

Son billet d’humeur, qui semble, sauf erreur,  être une réponse à notre interpellation récente, n’est rien d’autre, tout comme son magazine, qu’une autocélébration satisfaite.

Il  rapporte avoir abordé devant 300 personnes la question des finances locales. Sauf qu’il s’est bien gardé d’expliquer le tour de bonneteau que constitue le fait de se mettre un masque de bon gestionnaire n’augmentant pas les impôts de sa ville, alors même qu’il votait par ailleurs en tant que vice président de GPSO une augmentation de 9 % des impôts de l’intercommunalité. Les vanvéens apprécieront.

C’était l’une des questions posée dans notre dernier tract. Il fait l’impasse sur celle ci comme sur les autres.

Mais nous parler du futur métro du Grand Paris, projet gouvernemental, du plan fibre optique, initié par le conseil général des Hauts-de-Seine, en y rajoutant  quelques actions courantes menées par la municipalité lui semble à porter au crédit de son bilan. Mais ce qu’il fait,  n’est ce pas ce que font tous les maires des communes de l’Île-de-France ? Rien de plus. Tout simplement  « faire le job » comme on dit. Il n’est pas facile d’être original et innovant !

Les illusions durables.

Pourtant, il est un point  sur lequel notre maire pourrait être innovant, c’est celui de l’environnement et du développement durable.

En tant que vice-président de GPSO en charge du développement durable il devrait être en première ligne, aussi bien dans le cadre de l’intercommunalité que dans celui de sa propre ville.

Or il y a vraiment sujet à s’étonner. 

Première illusion. Vanves.

Présent le 28 mai dernier à la première réunion de travail organisée à la mairie pour lancer la préparation de l’agenda 21 vanvéen,  je me suis étonné publiquement de la date bien tardive de celle-ci.

La démarche volontaire d’agenda 21 n’a-t-elle pas été lancée au Sommet de la Terre de Rio en 1992 ?   Une municipalité des Hauts-de-Seine, dont le Conseil a la réputation sulfureuse (c’est un euphémisme) comme Puteaux, n’a-t-elle pas signé dès 2006 son agenda 21 ?  J’ai dit « signé », ce qui ne signifie pas engagement satisfaisant, car il peut y avoir loin de la coupe aux lèvres.

J’espérais, et les autres citoyens vanvéens présents  devaient l’espérer aussi j’imagine, voir ce groupe de travail bénéficier de l’expérience du vice président de GPSO en charge du développement durable. Or il n’en a rien été, notre maire n’ayant fait qu’une courte apparition de cinq minutes en milieu de réunion.

Saisissant l’occasion de sa présence j’ai pensé utile de lui demander de nous dire quelques mots sur l’agenda 21 de l’intercommunalité afin d’éviter que notre groupe de travail ne fasse des propositions qui viendraient doublonner pour notre ville celles déjà actées.  Seule réponse obtenue : « Allez voir le site Internet de GPSO ».

Puis le maire est parti, sans doute pris par son propre agenda, très rempli pour cause de cumul de mandats.

Deuxième illusion. GPSO.

Je suis donc allé voir le site de GPSO, comme mon maire me le conseillait. J’ai été bien déçu.

Pour trouver trace de l’agenda 21, mais il se peut que j’ai été  mal voyant, il m’a fallu taper une requête sur « recherche ».

Dire que j’ai été satisfait serait un euphémisme. Je dirais même avoir été très étonné d’y trouver plusieurs pages consacrées à la qualité de l’air avec la phrase d’ouverture suivante : « GPSO assure une veille quotidienne sur l’état de la qualité de l’air donné par Airparif* ».

Or, vous le savez, puisque j’en ai déjà parlé.

D’une part, le Conseil Général des Hauts-de-Seine, avec l’approbation de GPSO, à supprimé la subvention qu’il accordait à cet organisme essentiel à nos communes et à Île-de-France.

Et d’autre part, André Santini, maire d’Issy et vice président de GPSO, aperçu récemment sur la 2 dans ‘Cash Investigations’,  où il était magnifiquement lui même dans le non respect de son rôle d’élu en contravention avec la loi (pour ceux qui ne l'auraient pas vu sur la 2 ou les réseaux sociaux:  invité au restaurant par des industriels du tabac, il répond à la journaliste qui l'interrogeait sur l'évasion fiscale, "dégagez ce n'est pas notre problème"),  a demandé à Airparif de retirer le capteur de mesure de la pollution de l’air installé dans sa commune depuis 20 ans. Une  façon de casser le thermomètre dont les mesures gênent moult de  ses projets urbanistiques.

 Qu’a répondu le maire de Vanves, en charge du développement durable à GPSO ?

 « Que la pertinence des relevés ne dépend pas de telle ou telle station en particulier dont la localisation  a  moins d’importance que la lecture globale des relevés de toutes les stations ». Et que, si le Conseil Général des Hauts-de-Seine a décidé de mettre un terme à la subvention accordée à Airparif c’est « afin de recentrer son action sur ses compétences prioritaires ».

 Si tous les départements d’IDF faisaient comme celui des Hauts de Seine et que Airparif soit si mal défendu par les élus en charge du développement durable, nous serions devant une grave atteinte à notre politique de santé. Et ce serait insupportable.

 

Bernard LEON

 

* Airparif est une association type loi 1901 à but non lucratif, agréée par le Ministère en charge de l’Environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. Sa structure est destinée à mutualiser le coût de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public qui revient ainsi à 0,50 € par Francilien. Son fonctionnement est destiné surtout à lui conférer un fonctionnement indépendant.

Airparif dépense dans les Hauts-de-Seine 10 % de son budget alors que la contribution du département est d’1,4%. C’est dire si les commentaires du maire de Vanves sont inacceptables.