Maxime Gagliardi, qui ne semble pas avoir grand-chose à nous dire sur Vanves, enfourche donc, dans son éditorial, les trompettes, non pas de la renommée, mais du Hollande-coup de poing,  (Hollande bashing pour les initiés), dans lesquelles ont soufflé tous les ténors qu’il tente d’imiter.

Il voit tout d’abord, comme colonne vertébrale de la politique gouvernementale, devinez quoi ? « De l’antisarkozysme ». Je passe. Mais il n’y aurait « toujours pas de cap défini ». Soyons larges d’esprit. Ne lui donnons pas tort. Mais y avait-il un « cap défini » sous Sarkozy, lui qui chaque jour lançait une idée nouvelle pour  occuper la une des médias et remplacer celle de la veille, d’un coup obsolète. J’accélère…

Notre délégué UMP de Vanves nous parle-t-il de Vanves ? Non. De fait, on voit bien qu’il n’a en tête que de se faire remarquer par ceux qui incarnent à ses yeux les possibles chefs de demain, les Wauquiez,  Kosciusko-Morizet et Luc Chatel… qu’il met en avant et auxquels il se réfère. Flatteur aujourd’hui. Serviteur demain.

Mais la prose de Gagliardi n’est pas la seule pépite de ce « Contact ». J’en relèverai deux autres.

Une première dans un texte signé de Bertrand Voisine.  Ce dernier nous entretient de GPSO,  notre intercommunalité.   Ils nous en dit quoi ?  Qu’elle est un atout pour Vanves. Que Vanves a pu grâce à elle pallier le départ de notre ville d’entreprises importantes, et réaliser, grâce à la mutualisation territoriale, les investissements effectués depuis 2003. Fort bien !  Mais se rend-il compte, par la même occasion, qu’il ouvre la question de l’absence totale, depuis 11 ans, de politique d’implantation d’entreprises par l’équipe municipale à laquelle il appartient ?

Et puisqu’il nous parle de GPSO,  pourquoi ne nous dit-t-il rien sur l’augmentation des impôts à venir, décidée par l’intercommunalité.  On parle de  plus de 9 %.  N’est - ce pas là une nécessité d’informer, d’expliquer, et une question à débattre avec les citoyens de Vanves ?

 Enfin, juste pour le « fun ».  En page 2 de « contact », dans la rubrique « paroles de Vanvéens » on trouve le témoignage d’une habitante, Delphine Roy. Citoyenne lambda ? Pas du tout, puisqu’on la retrouve en page 4 signataire  d’un texte des « Jeunes Pops »,  ce qui veut dire  Jeunes  Populaires de l’UMP.  Un texte sur la jeunesse de Vanves ?  Un texte pour dénoncer les loyers chers pratiqués dans les nouvelles résidences pour étudiants construites à Vanves ?  Pas du tout.  Les  Jeunes Pops vanvéens nous entretiennent de « la politique économiquement irresponsable » de François Hollande,  du pouvoir d’achat « qui ne cesse de diminuer », de notre compétitivité « qui est clairement affaiblie », du « taux de chômage en explosion ». Rien d’autre que le bla-bla de leurs aînés.

De leurs aînés qui ne regrettent qu’une chose, d’avoir perdu. Perdu quoi ? Les cinq ans qu’ils ont eu avec Sarkozy pour mener une politique responsable, réduire le déficit, soutenir les PME créatrices d’emplois, redresser une croissance effondrée, stopper le chômage qui déjà explosait ? Non. D’avoir perdu la présidentielle.

 Est-ce bien responsable de tomber chaque jour un peu plus dans l’extrême ? De durcir le ton ?  De marcher sur les traces de cette Barjot qui promet « la guerre civile » au Président ?

Bien que gouvernant par gros temps, Hollande, dont la politique n’est peut-être pas très lisible, a au moins pour qualité d’avoir cherché à calmer le jeu politique. Il tente également des choses sur le plan économique, même si on peut lui reprocher un manque d’audace.

C’est bien pourquoi ces paroles de l’UMP locale,  relayant les vociférations nationales,  nous inquiètent.  Elles n’ont pas pour but de relever le pays, elles n’ont pour but que de s’emparer du pouvoir. Elles n’ont pour but que d’ébranler le citoyen   dans l’espoir qu’après avoir mis ce dernier en état de choc,  il lui tombe dans les bras.

Comme l’a écrit François Bayrou, « le consentement à la démagogie, c’est la perversion et la négation de la démocratie ».

Tenir en tous lieux, ailleurs comme à Vanves, un langage de vérité, est le premier pas du combat politique.

Dépasser les sectarismes, travailler concrètement sur les dossiers locaux au service des habitants, comme par exemple pour la Tour Triangle et le Parc des expositions, ou les commerces, ou encore sur le PLU avec les besoins de logements sociaux et d'hébergements d'urgence  rapportés aussi par des associations qui travaillent sur le terrain à Vanves et qui n'ont pas été écoutées... les sujets ne manquent pas... C’est le premier pas de notre engagement au Modem Vanvéen.


Bernard LEON