Vanvéens, depuis deux ans, le gouvernement, et celui qui espère devenir Premier Ministre, Jean-Louis Borloo, vous fait croire, et à la France entière, que l’environnement est une priorité pour ce gouvernement.

Il a organisé un grand spectacle, auquel ont cru les associations, et même les plus sérieux des écologistes, deux « Grenelle de l’environnement ».

Or, Borloo détricote ce qui a été annoncé comme définitif.

Et c’est vous, vanvéens, qui êtes concernés au premier chef, à travers la question de la gestion de vos déchets ménagers, et qui, comme d’habitudes, finirez par payer la note.

En gros, le système de collecte des emballages, contenus dans vos déchets, est payé par des financements de l’État basé sur une contribution des producteurs d’emballages. (630 millions d’euros annonce l’État)

Le Grenelle de l’environnement prévoyant que le recyclage de ces déchets devait passer de 63%, actuellement, à 75%, et que les industriels de l’emballage doivent couvrir 80% du financement nécessaire, les besoins des communes se situent entre 742 millions et un milliards par an. (Le cout réel du ramassage se monte à environ 1,3 milliards.)

Or, l’État vient d’annoncer qu’il compte mettre 630 millions d’euros par an. Un marché de dupe pour les élus qui, en 2009, n’ont reçu par ailleurs, de l’État, que 30% des sommes prévues pour moderniser leurs équipements d’incinération ou d’enfouissement des déchets.

Mais bien d’autres promesses ne sont pas tenues, concernant par exemple, les déchets d’activités de soins à risques infectieux.

Les élus qui négociaient avec les représentants de l’État, mardi 14 septembre, ont refusé de voter l’accord imposé.

Un élu de la région Bretagne a donc précisé : « Si nous n’avons pas cette enveloppe, nous allons devoir demander au contribuable de payer plus. ». Et le contribuable qui c’est, si ce n’est pas vous, amis vanvéens.

Le Modem s’élève contre ce non respect de sa parole par l’État et se battra pour une politique plus responsable.

Bernard Léon