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Politique nationale et européenne

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jeudi 22 mai 2014

Des élections municipales aux élections européennes: où voulons-nous aller?

Au milieu du flot d'informations, d'analyses, d'événements qui nous submerge, quel sens donner aujourd'hui à la prochaine échéance électorale qui nous attend... dans si peu de temps?
Parmi les choses que j'entends ou que je lis, je me permets de vous proposer celles que j'en ai retenues, comme des morceaux de bois captés au fil de l'eau pour construire mon propre radeau et tenir un cap, un cap vers une vie meilleure, à vivre ensemble: en d'autres termes, il s'agit de ma propre analyse des événements et des choix politiques auxquels elle m'invite.

J'ai entendu, après les municipales, parler de la "victoire du FN": certes, c'est une victoire par différence avec les résultats obtenus précédemment par ce parti mais dans l'absolu, le FN a obtenu beaucoup moins de nouvelles mairie que les partis du centre, UDI et MoDEM. J'ai entendu que la droite - et plus précisément l'UMP - avait remporté une victoire écrasante: mais on a oublié de préciser que nombre de ces victoires étaient à partager avec les partis dits « centristes », qui avaient fait liste commune avec eux.
Ainsi les media ont-ils forcé l'information vers une victoire de la droite et de l'extrême droite. Mieux: entre les deux tours, on invitait Marine Le Pen sur tous les plateaux pour lui donner la possibilité de faire sa publicité! La télévision reprenait à l'envi ses propres thèmes: « c'est une victoire contre la bipolarisation de la vie politique en France et c'est ce parti qui l'incarne ». Or, comment l'incarne-t-il? Par le REJET et la condamnation des autres partis, le rejet de l'étranger, le rejet de l'Europe, le rejet des musulmans de France, etc...

Il y a un autre parti en France qui incarne ce refus de la bipolarisation, et dont les résultats, comme je l'ai rappelé, ont été meilleurs que ceux du FN: c'est le Mouvement Démocrate (5 nouvelles Mairies en plus de Pau). A l'inverse de Marine Le Pen, il le fait en ACCEPTANT de travailler avec les autres. En effet, et contrairement à ce qui a été écrit, François Bayrou a proposé à Jean-Louis Borloo de travailler ensemble déjà un an avant l'alliance pour les européennes. Le seul fait de cette alliance témoigne en faveur de la formation "UDI-MoDEM/Les Européens": travailler à la construction européenne implique en effet d'être capable, déjà chez soi, de TRAVAILLER AVEC d'autres, différents. Cela ne se fait pas sans douleur, nous le savons, mais c'est la douleur du chemin à défricher pour aller vers une vie meilleure pour tous, sans ostracisme. Nombre d'électeurs ont montré qu'ils privilégiaient cette voie...
Les élections européennes ne sont pas pour nous l’occasion  de remporter une victoire contre la gauche ou contre la droite en France, il ne s'agit pas de nous "placer" pour les prochaines échéances électorales françaises: IL S' AGIT DE L' EUROPE!

J'ai entendu affirmer que l'Europe a d'abord été économique et qu'elle doit devenir politique. Je ne suis pas d'accord avec ces affirmations: la CECA et la CEE étaient certes des communautés économiques, mais elles ont été le fruit d'une VOLONTE POLITIQUE, ne l'oublions pas! Le but était d'utiliser nos industries respectives pour CONSTRUIRE ENSEMBLE notre prospérité plutôt que pour fabriquer des armes en vue de nous détruire mutuellement: mutualiser nos forces pour la vie au lieu de travailler chacun de son côté et, aujourd'hui, se concurrencer en Europe... C'est ce que propose l'UDI-MoDEM, et cela montrerait que l'Europe est en réalité la première puissance économique mondiale: le Japon ne s'y est pas trompé qui, en la personne de son Premier Ministre, est venu faire son tour d'Europe, vue comme « modèle démocratique et puissance économique ».

J'entends dire que l'Europe a d'abord été construite pour la paix et que cet aspect n'intéresserait plus les jeunes aujourd'hui... Encore une fois, regardons ce qu'en disent les autres pays: pourquoi des Ukrainiens ont-ils réclamé d'être associés à l'Union Européenne au péril de leur vie? A cause des libertés, individuelles et publiques, et de la prospérité que cette « union » rend possible, et qui sont les conditions de la paix.
La guerre n'est-elle pas un risque avéré aux portes de la communauté Européenne, en Europe? La paix n'est jamais acquise une fois pour toutes, elle est sans cesse à construire - dans nos vies privées comme dans la vie publique, nous ne le savons que trop... Et que dire des massacres en ex-Yougoslavie, que nous n'avons pas pu empêcher, faute de défense européenne commune: l'OTAN avait été empêchée d'intervenir à temps à cause... du veto russe! Marielle de Sarnez, tête de liste de notre formation pour l'Ile-de France, insiste à temps et à contre temps sur la nécessité d'avoir une politique étrangère commune et des moyens de défense mutualisés, qui seraient infiniment moins coûteux que les expéditions militaires conduites par la France en solitaire, en plus de permettre une cohérence politique et une efficacité diplomatique.

Lisez le projet de l'UDI-MoDEM et voyez comment ses propositions répondent non seulement aux questions à court terme mais bien aux nécessités institutionnelles rendant possibles des réponses « durables » aux divers problèmes qui se poseront, politiques, économiques, sociaux, aux niveaux national, européen et même mondial.

Vous y trouverez une question dont je n'entends pas parler: celle de l'immigration. Ce point y est traité de façon un peu brève, voire "raide" à mes yeux: mais lisez la lettre de notre tête de liste sur les questions d'immigration et de PARTENARIAT avec l'Afrique, et pas simplement d'assistanat avec les pays d'émigration, comme je l'ai entendu.

Et je n'ai pas parlé des propositions pour le climat, l’énergie; des propositions pour des échanges d'apprentissage pour les jeunes, façon "Erasmus"... qui peuvent éduquer à un art de travailler ensemble à la fois plus humain et plus rationnel que ce qui se vit parfois en France.

Chaque formation propose des choses intéressantes. Aucune n'est parfaite. Informez-vous et choisissez en connaissance de cause mais faites en conscience le peu qui vous est possible aujourd'hui:
VOTEZ POUR PESER dans l'amélioration des institutions européennes! Notre formation propose des aménagements qui devraient rendre le fonctionnement de l'Europe plus démocratique, plus transparent et plus efficace.

Marie-France de Muizon, adhérente MoDEM à Vanves

jeudi 27 mars 2014

UNE NOUVELLE ETAPE POUR L’EUROPE ?

« Où veut aller la France, dans l’Europe et dans le monde ? Quel est l’avenir, à horizon de dix ou vingt ans, de l’euro et de l’Union Européenne ? Ces questions légitimes ont souvent été laissées sans réponse.


La plupart des gouvernements et des partis politiques s’en sont jusqu’à présent tenus à une approche gestionnaire, « au fil de l’eau ». Les partis radicaux prônent le repli national et la sortie de l’euro comme si c’était un remède miracle. Une autre réponse, adaptée au monde de 2014, tirant les leçons de la crise et des erreurs collectives, doit être élaborée, pour lancer une dynamique nouvelle* ».

(Groupe Eiffel Europe*)

 

Alors que l’Ukraine occupe, à juste titre, le devant de la scène et rappelle à l’Union européenne sa responsabilité originelle dans la sauvegarde, ou plutôt la construction de la Paix - et d’abord à ses portes, en Europe ! – en l’obligeant enfin à parler d’une seule voix, un événement interne à l’UE  n’a sans doute pas reçu toute l’audience qu’il aurait méritée : il s’agit de l’appel pour une Communauté de l’euro, lancé par le Groupe Eiffel Europe. Pour présenter  ce manifeste, je m’appuierai en partie sur l’article de Jean-Christophe PLOQUIN, journaliste à La Croix, dans son blog sur le site de Paris Planète.

 

« Les Européens doutent. Nous sommes néanmoins convaincus qu’il ne faut pas baisser les bras ».

 

Sur ce postulat, un appel a été lancé à la mi-Février en faveur d’une « Communauté politique de l’euro ». Les douze signataires français du Groupe Eiffel Europe y reprennent à leur compte les propositions du groupe allemand Glienicker Gruppe, du nom d’un pont qui relie Berlin à son voisin (tchèque), dont la construction métallique est analogue à celle de la tour Eiffel.

Dans l’esprit même de la fondation de la CECA, qui a porté politiquement aussi la solidarité européenne de 1952 à 2O02, ils précisent les règles techniques du fonctionnement d’une « communauté » de l’euro à partir du sens politique qu’elles induisent pour l’avenir de l’Europe. 

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mardi 18 février 2014

Vous avez dit élections... européennes ?

L’Europe ne s’est pas construite contre nous mais pour nous : elle ne se construira donc  pas sans nous.

Je n’oublierai jamais cette conversation entendue au soir du 5 Mai 2002 quand, après le « choc du 21 Avril », les électeurs pris d’un soudain élan de citoyenneté se sont précipités aux urnes puis au dépouillement pour attendre impatiemment les résultats : à la table où nous venions de dépouiller ensemble les votes, j’évoque la proximité des élections européennes. Alors une de ces citoyennes zélées qui venait de dépouiller avec moi me répond : « aux européennes je ne vote pas ! Je serai à la campagne...» Puis l’abstentionnisme électoral français a repris sa routine, avec une courbe de votants toujours descendante…
Nous, Français, nous préférons donner de la voix dans la rue contre nos élus plutôt que donner nos voix dans les urnes pour les choisir nous-mêmes ! Du moins quand il s’agit des affaires franco-françaises. Mais pour ce qui concerne l’Europe, nous nous contentons de pester dans les salons. Et c’est l’abstention qui passe en tête dans les résultats...


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mercredi 29 janvier 2014

Jean Lassalle propose à Hollande un Conseil national de la résistance du XXIe siècle.

Toujours le député MoDem Jean Lasalle. Il faut dire que ça nous change de certains de nos élus du coin. Je parle d’Issy-les-Moulineaux et de Vanves bien entendu. Voilà un homme qui met l’humain au centre de ses préoccupations. Et nous sommes avec lui, car on ne réussira rien en politique sans les gens. Je m’efface devant lui. Prenez plaisir à le lire comme j’y ai pris plaisir.

 

Dans une interview au journal France-Antilles, Jean Lassalle appelle le président de la République à "organiser le Conseil national de la Résistance du XXIe siècle". Pour lui, "la France ne va bien que lorsqu'elle prend des initiatives".

Journal France-Antilles - Vous avez fait la grève de la faim à l'Assemblée pour défendre une entreprise, vous avez chanté dans l'hémicycle pour sauver une gendarmerie, vous venez de faire le tour du pays pour écouter les Français. Ces actions ne révèlent-elles pas finalement l'impuissance des parlementaires à peser sur notre société ?

Jean Lassalle - Le rôle des politiques est très atteint, et si nous faisons mine de ne pas le voir, nos concitoyens, eux, le ressentent très fort. Mais c'est cyclique. C'est arrivé en d'autres temps. Je crois à des moments de bouleversement profonds, qui ont tous un lien avec la mondialisation. Trois exemples : lorsque Vasco de Gama, Magellan, Christophe Colomb et d'autres découvrent les Amériques, l'afflux de capitaux qui débarque progressivement dans le vieux continent déstabilise les monarchies. Cela a mis trois ou quatre siècles, mais les États se sont vidés de leur substance, tout le système a été ruiné.

Le mal, aujourd'hui comme hier, ce serait donc l'argent ?

L'argent s'est retrouvé entre les mains de ceux qui savent s'en servir, et ils ont organisé les disettes, les famines, etc. À la fin du XIXe siècle, il y a eu un nouveau mouvement mondial avec l'évolution de la technologie, et de nouveau un afflux d'affaires et d'échanges. Comme aujourd'hui, les États et les politiques qui servaient ceux qui possédaient l'argent ont fini par perdre le pouvoir.


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lundi 16 décembre 2013

Jean Lassalle termine ses 6000km de marche à la rencontre des citoyens

Le MoDem Vanves à Paris pour l'arrivée de Jean LassalleNous étions samedi 14 décembre plusieurs vanvéens aux cotés de notre député Jean Lassalle, qui, après 8 mois de marche à la rencontre des français, terminait son périple à l’Assemblée Nationale.


C’est le 10 avril dernier qu’il s’était décidé à prendre la route, sur la base du constat suivant qu’il avait exprimé à ses confrères députés.

Jean Lassalle« Un brutal changement de monde nous a pris au dépourvu. Nous avons perdu nos repères, et notre pouvoir au nom du peuple souverain s’efface. Une fois encore, nous n’avons pas su éviter le piège de l’hégémonie financière ».

 « Une terrible crise accable notre pays, suscitant le repli sur soi, et générant une profonde angoisse… Nous peinons à intégrer nos jeunes, pourtant pleins d’enthousiasme ».

 « Il me paraît urgent de rendre la parole aux citoyens ».

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dimanche 1 septembre 2013

Syrie : lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande

Ci-dessous, une lettre ouverte adressée le dimanche 1er septembre 2013, au sujet de l'engagement français en Syrie.

FB gouv
Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable quand le Parlement ne soit pas consulté.

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jeudi 4 avril 2013

Moralisation de la vie politique: nous pouvons agir et changer les choses

moralisationCette fois la coupe est pleine. Le bannissement d'un ministre après sa faute, fortement médiatisé et survenant après tant d'affaires, à droite comme à gauche, qui font peser le soupçon sur la classe politique et, plus profondément, sur la chose publique, achève de décourager les Français.

Mais ce n'est pas en appelant à l'Intifada sur un seul, avant même le verdict de la justice, pour en faire le bouc émissaire des difficultés du gouvernement, liées à la crise, qu'on remontera le moral des citoyens. C'est en moralisant la vie publique.

Fidèle à son projet de rendre confiance au peuple de France, François Bayrou lance une pétition pour demander au Président de la République un référendum visant à obtenir la moralisation de la vie publique (référendum qu'il avait déjà proposé dans son programme,lors de la campagne présidentielle).

Cette demande compte bien sûr un volet sur la séparation entre intérêts privés et publics, mais aussi, sur la diminution du nombre de postes au gouvernement et au Parlement, et sur une représentation plus équitable de la diversité des sensibilités politiques de notre pays. Une telle réorganisation peut redonner à chaque citoyen le goût de s'investir au service de la cité, "avec et pour les autres, dans des institutions justes", pour reprendre une définition de Paul Ricoeur.

Pour des institutions justes, lisez, signez et faites connaître la pétition de François Bayrou.

MF

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dimanche 17 mars 2013

"Je crois en la force du réel et des idées"

FB 66Il n'y a pas de redressement possible si les citoyens n'ont pas conscience de la vérité de la situation." C'est le message que François Bayrou développe dans son nouveau livre, De la vérité en politique (Plon) et sur lequel il revient aujourd'hui dans une grande interview accordée à l'hebdomadaire Le Point.

Le Point - On n’attendait certes pas de vous que vous prôniez le mensonge, mais quant à faire de la vérité l’alpha et l’oméga de la politique, c’est sans doute estimable, mais est-ce bien réaliste et même raisonnable ?
François Bayrou - Mais c’est la question clé ! Il n’y a pas de redressement possible si les citoyens n’ont pas conscience de la vérité de la situation ! Regardez : près d’un an après l’échéance électorale, toutes les illusions se sont effondrées l’une après l’autre : le retour facile de la croissance, la baisse du déficit, le retournement de la courbe du chômage. Et c’est le même scénario depuis vingt ans ! Bercés à chaque élection par des promesses mirifiques, les Français ont cru qu’on pouvait éviter les réformes et l’effort. L’état actuel, catastrophique, du pays est donc la conséquence directe de ce refus de la vérité. S’ils avaient su quelle était la réalité de la dette, de l’effondrement de la production, de l’éducation, les électeurs auraient dit stop !
 
Et voilà pourquoi votre fille est muette ? Faute de vérité…
Si l’on reprend les engagements mirobolants de 81, 95, 2007 ou 2012, et si on les confronte à la réalité, on voit que ces campagnes de facilité, détournant l’attention des vrais problèmes, ont été de la non assistance à pays en danger.
 
À quoi bon dire la vérité si c’est pour perdre les élections ?
À quoi bon gagner des élections pour se condamner à l’impuissance et à l’échec ?

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vendredi 15 février 2013

Certes, il ne suffit pas toujours de dire la vérité et d'avoir raison pour convaincre... Mais nos concitoyens ne sont pas idiots...

rochefort bb 3 avrilSuite aux dernières informations sur la croissance en France, malheureusement encore plus décevantes que ce que l'on pouvait craindre, Robert Rochefort nous rappelle:

"il y a un an, les prévisions de croissance 2012 étaient Sarkosi: 0,7%, Hollande: 0,5 %, Bayrou:0,2%, qui a dit vrai ou presque?"

Les promesses aux Français étaient annoncées comme crédibles bien sur... puisque budgétées...sur ces hypothèses de croissance...

Et les Français maintenant qu'ils ne sont plus pris dans le jeu médiatique de la campagne de 2012 prennent du recul...

Mais attention, à force de jouer avec le feu, on fait le lit du dégout de la politique qui vient nourrir le vote extrémiste...

Arrêtons pendant qu'il en est encore temps.

Rassemblons les bonnes volontés pour enfin apporter des solutions concrètes et réalistes à nos concitoyens!

Nous continuerons de vous faire part des analyses et des propositions du MoDEM qui, fidèle à ses valeurs,  continue de travailler...

 

mercredi 2 janvier 2013

2013. La démocratie en parachute.


Que formuler comme vœux pour 2013 ? Sinon un chemin pour l’action. Mais, avant de regarder devant nous pour voir s’il y a un chemin à construire, arrêtons-nous un instant pour examiner si les espoirs que nous avions mis en 2012 ont été exaucés.

Le premier espoir portait sur la défaite de Sarkozy à l’élection présidentielle. Vœu exaucé.

Le deuxième souhait était que François Bayrou soit au second tour, afin que les idées que nous soutenions et les propositions qu’il faisait pour redresser le pays rassemblent et réconcilient les Français. Ça été la déception.

Le troisième était que le Président qui sortirait des urnes insuffle une politique courageuse de réformes au gouvernement qu’il nommerait et l’espoir que les citoyens de ce pays ne soient pas une fois de plus déçus par des promesses non tenues. On ne peut dire qu’il y ait matière à se réjouir. Même si François Hollande a, à certains moments, mené une politique sur des idées et des principes défendus par François Bayrou. 

Mais l’année 2012 ne se résume pas à des souhaits de premier de l’an, souvent sinon toujours déçus. Nous aurions pu également souhaiter que les pratiques que nous reprochons au monde politique et au monde des médias relèvent leur niveau. Il n’en a malheureusement rien été. La crise de l’UMP a même porté au sommet cette «  décomposition de la vie politique en France », comme l’a dit François Bayrou le 22 novembre dernier. En ce qui concerne  les médias français, ils ont souvent été montrés du doigt par la presse étrangère, comme en témoigne un article du New York Times daté du 25 décembre : « La connivence entre les médias et les politiciens français semblait avoir atteint son apogée pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, mais François Hollande – le président normal – se fait un plaisir de protéger ces liens étroits plutôt que d’abandonner les vieilles habitudes ». Et le récent comportement de l’AFP dans l’affaire Cahuzac, dénoncé à juste titre par Mediapart, n’arrange pas l’affaire.

Alors, quel chemin pour 2013 ? Il n’y en a qu’un seul, celui de la refondation, prônée par François Bayrou, dont la voix originale devrait, nous l’espérons, finir par être  entendue.

Ceci ne devrait pas se faire sans déranger quelques personnes, à droite, à gauche, mais aussi au centre, tout au moins pour ces personnes du centre qui, en théorie, affirment pouvoir coopérer avec la droite comme avec la gauche, mais qui en fait, tout au fond d’elles-mêmes, n’acceptent d’alliances qu’avec la droite, reculant effrayées dès qu’il s’agit de faire alliance à gauche. Les remous provoqués par François Bayrou, annonçant son choix de voter Hollande, l’ont bien montré. Le combat de ce dernier contre tous les sectarismes, d’un camp comme de l’autre, est notre combat. C’est le seul chemin du redressement de la France. C’est donc celui que nous espérons pouvoir prendre au cours des prochains mois.

Le temps des orthodoxies est terminé, Comme est terminé le temps des consensus mous. Nous sommes engagés dans une véritable guerre, celle-là même dont parle Warren Buffet : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. Mais aussi celle que mène la droite extrême, illustrée par Copé lorsqu’il demande à Fillon de « s’énerver exclusivement contre la gauche ».  Et ce n’est pas l’UDI qui semble ouvrir le chemin de la paix. Il suffit d’écouter Jean-Louis Borloo : « Face à la gauche, nous sommes la seule force crédible, sereine et ouverte ». Un choix de pure opposition.

Mais cette guerre ne sera menée, par ceux qui nous gouvernent, mais aussi ceux qui peuvent être appelés à nous gouverner demain, que si les citoyens se mobilisent et font pression. Au plan politique comme au plan économique.

Nous venons de balayer le politique. A l’heure où vient de disparaître Albert Hirschman, il est bon de balayer l’économique et de reprendre ce qu’il a dit : « L’ennemi principal, c’est bien l’orthodoxie ; répéter toujours la même recette, la même thérapie, pour résoudre toutes sortes de maux ; ne pas admettre la complexité, vouloir à tout prix la réduire ». 

Et sur le plan économique il y a tout à faire. Reconstruire notre industrie sans tomber dans l’austérité, qui est une entrave à la justice sociale, à la consommation,  et donc à l’emploi. Accepter le conflit contre les tenants de l’orthodoxie ultralibérale - ces banques qu’on ne peut séparer ni réguler, ces multinationales qui se sont organisées pour échapper à l’impôt auxquelles elles étaient soumises, ces organismes internationaux qui, comme l’OMC, font fi  des conventions de l’OIT, ces paradis fiscaux qu’on tolère même au sein de l’Europe - , contre la corruption qui gangrène partout dans le monde les principes du droit et que la justice ne peut poursuivre faute de moyens, quand ce n’est pas faute de volonté politique.  

Avant de conclure, je dirai qu’il est grand temps d’échapper aux idéologies, aux orthodoxies, qu’elles soient politiques ou économiques, afin de nous battre, non pas stérilement contre nous-mêmes mais contre  ceux qui  profitent de la démocratie pour  l’abattre.

La question ne date pas d’aujourd’hui. Déjà, en 1978, un économiste, François Partant, pointait la chose dans son livre « Que la crise s’aggrave ». Il écrivait : «La division entre « droite » et « gauche » est aujourd’hui presque totalement dépourvue de sens. Devrait s’y substituer une division entre ceux qui cherchent l’avenir en respectant la logique du système (ce qu’on pourrait appeler les « soumis ») et les autres, réfractaires à cette logique. La ligne de partage politique traverserait alors toutes les classes (et sans doute presque tous les individus, obligeant chacun d’eux à renoncer à sa schizophrénie).

Je conclurai donc, avec Robert Rochefort, Vice-Président du Modem et Yann Wehrling, son porte parole.

Ce dernier a dit récemment ceci :  « Le Mouvement Démocrate, qui a toujours défendu les vertus d’une position centrale, se réjouit de voir que tant de choses, qu’il avait développées durant la dernière élection présidentielle, se réalisent. »

Robert Rochefort vient d’affirmer cela le 27 décembre sur France 2 : « Il y a des moments dans l’histoire où il faut trouver une voie un peu différente. L’indépendance pour l’indépendance n’est pas une valeur en soi, et ces temps sont particuliers. Le modèle de la bipolarisation aboutit à des impasses qu’il faut dépasser. C’est ce que nous cherchons à faire au Modem ». Un vrai chemin d’espoir pour 2013. 

Bernard LEON.

 

vendredi 16 novembre 2012

François Hollande a été convaincant et annonce une politique que nous attendions

FB gouvFrançois Bayrou était l'invité de Preuves par 3, sur Public Sénat, mardi 13 novembre. Il a salué la conférence de presse de François Hollande, dont il estime qu'il a été "à la hauteur de la fonction" et "précis dans l'expression". Pour le président du Mouvement Démocrate, "ses propos confirment le changement historique de la politique gouvernementale".

"François Hollande a été à la hauteur de la fonction, il a trouvé la mesure et était précis dans l'expression", s'est réjoui François Bayrou, mardi soir, selon qui "tout le monde a pu remarquer qu'il y a bien eu une réorientation importante, voire un changement historique, dans les orientations politique du chef de l'État".

"Le président de la République a usé de l'énergie à expliquer qu'il n'y avait pas de tournant. Pourtant, nous voyons bien qu'il ne passe pas par les classiques de la Gauche, que sont par exemple la dépense publique, les allocations ou l'augmentation du nombre de postes de fonctionnaires. Il dit au contraire, très justement, que la création de richesses et d'emplois, c'est dans les entreprises qu'elle se passe. Il y avait ce soir à mes yeux, mais aussi à ceux de mes proches, une orientation en phase avec les raisons qui m'ont conduit à soutenir une alternance en France", a détaillé l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

Pour le Béarnais, "il n'y a pas là de reniement de la part de François Hollande", mais "la prise en compte d'une réalité": "La France avait besoin que la Gauche découvre le réel, après avoir nié pendant tant d'années la nécessité des réformes. Tout cela est très bénéfique pour le pays", s'est-il satisfait. "Que préfère-t-on? Agir sur le marché du travail et le temps du travail, ou baisser les bulletins de paye et voir exploser le nombre de chômeurs?", a-t-il prévenu.

"Quel que soit le gouvernement, il devra mener des réformes structurelles. Nous avons déjà pris beaucoup de retard en la matière par rapport à nos voisins européens. En résulte le gouffre de notre commerce extérieur et le chômage qui galope. Il est urgent d'assumer ces responsabilités et d'affronter les secousses que vont engendrer ces réformes, car elles impliqueront forcément une redéfinition de la majorité gouvernementale", a poursuivi le président du Mouvement Démocrate.

Fidèle à ses convictions, François Bayrou a rappelé que "la fonction présidentielle, comme l'a d'ailleurs un peu dit François Hollande, doit absolument échapper aux partis et aux camps. La fonction de président de la République est marquée par l'intérêt général", a-t-il martelé, soulignant avoir "une franchise de relations avec François Hollande, comme avec ses prédécesseurs". "Ce dont manque notre pays, c'est d'esprits libres ! Ce soir, les réactions de l'opposition sont forcément négatives et celles de la majorité forcément positives. En ce qui me concerne, chaque fois que la politique gouvernementale ira dans le sens que j'estime juste, je serai là pour la soutenir. Chaque fois qu'elle prendra un autre cap, je la dénoncerai", a-t-il pointé.

 

vendredi 1 juin 2012

Vidéo de campagne du Centre pour la France


Le Centre pour la France - Clip officiel par LeCentrePourLaFrance

lundi 30 mai 2011

Indignados Indignez-vous, merci Stephan Hessel

Ayant défendu, en janvier, sur le site du Modem des Hauts de Seine, le petit livre de Stephan Hessel, Indignez vous, objet d'attaques ignobles de quelques pointures ne notre Intelligentsia nationale, puis participé, sur notre propre site vanvéen, à un texte collectif de défense de Stephan Hessel, lui même objet d'une polémique stupide pour  sa présence au Lycée Michelet en avril, je me réjouis de voir se lever ce mouvement de la jeunesse espagnole qui reprend comme drapeau de mobilisation le "Indignados" Hesselien.

Un mouvement qui ne peut que faire tache d'huile  et interpeller la jeunesse française et européenne.

Des jeunes démocrates l'ont bien compris. Ils comprennent et se joignent aux revendications des jeunes espagnols.

Gilles Guillamot, militant vanvéen et membre des Jeunes Démocrates, nous livre ses réflexions sur son blog alerte-orange.com. Nous vous invitons à le lire. Il nous parle d'un besoin d'une démocratie non détournée au profit de quelques uns, d'égalité de traitement, d'arrêt de la corruption, et de son engagement politique. Car la politique est plus que jamais nécessaire!

Les Jeunes Démocrates des Pyrénées Atlantique font également écho à ce qui se passe de l'autre coté de leurs Pyrénées et s'expriment sur Facebook.

 Je reprendrai, pour terminer, cette petite phrase prise dans le livre du sociologue Michel Maffesoli: "La république des bons sentiments".

"Comme le notait Chateaubriand, il est fréquent de prendre pour conspiration politique ce qui n'est que le malaise de tous ou lutte de l'ancienne société avec la nouvelle, combat de la décrépitude des vieilles institutions contre l'énergie des jeunes générations".

 Une phrase à méditer devant un mouvement qui ne peut que s'étendre, et auquel  gouvernements et  partis politiques devront apporter d'autres réponses que celles de la dénégation ou de la répression.

 Bernard LEON

 

mardi 15 février 2011

Faut-il une sixième République?

L’Université populaire du Modem a été crée par Jean-Pierre Rioux pour permettre la rencontre et l’échange directs et réguliers entre chercheurs, universitaires, entrepreneurs, et des démocrates désireux d’élargir leur savoir, d’aviver leurs idées et d’approfondir leur engagement.

Programmé chaque mois au siège du Modem, rue de l’Université, elle a déjà permis de débattre sur le thème « La démocratie en version centriste », en janvier.

Début février, le thème choisi portait sur l’éventualité d’une VIe république et l’invité était l’historien et "politiste" jean Garrigues, spécialiste de la IIIe république et auteur d’un ouvrage sur l’histoire de la Ve république.

 

Bipolarisation, rôle de "l’arbitre" à l’Élysée et du "capitaine" à Matignon, modes de scrutin, quinquennat et inversion de calendrier, hyper présidentialisation : la Ve République épuiserait-elle ses vertus ? Et que disent les centristes à ce propos ? Faut-il même envisager dès à présent les contours d’une nouvelle République, qui serait moins dévoreuse de centristes ?

Jean Garrigues a fait le point et ouvre des perspectives.

François Bayrou y a répondu en fin de séance et précisé son point de vue sur la question.

Le point de vue de François Bayrou.

D’entrée de jeu c’est par une affirmation très forte en faveur des institutions de la Ve République qu’il a commencé son intervention.

Jean Garrigues avait déjà pointé que, plus que cinquantenaire, celle ci ne demandait pas à être renversée, mais plutôt réaménagée, en revenant à la culture parlementaire de notre pays, en revenant aux fondamentaux de « Justice, responsabilité et modération ».

François Bayrou a donc tracé les bases d’un chemin pour que le fonctionnement de nos institutions ne débouche plus sur cette démocratie actuellement désincarnée, mais engendre au contraire des pratiques basées sur les valeurs de la diversité et du rassemblement.

Pour lui, on ne vote pas pour une idée mais pour une personne.

Dés lors l’électeur exige de pouvoir identifier celui qui peut porter ses idées et des pratiques dignes d’emporter son accord.

Et le seul moment où la chose est possible est l’élection présidentielle. Le seul moment où il pourra changer l’organisation des pouvoirs publics est l’élection présidentielle.

Un jour les français choisiront le changement.

Et c’est ce changement que veut incarner François Bayrou. Il veut incarner l’homme qui assurera les équilibres, la bonne marche des pouvoirs démocratiques. Il souhaite pouvoir être ce Président "inspirateur" et responsable dont a besoin la France, responsable devant un gouvernement et  un parlement rééquilibrés, où le peuple sera , comme il l’a déjà écrit dans son « Projet d’espoir » en 2007, représenté justement.

Pour se faire mieux comprendre il a fait référence aux Tribuns de la plèbe de la Rome antique, ces représentants du peuple , élus pour le défendre, face aux prérogatives des praticiens, regroupés en grande familles, les seuls a pouvoir entrer au sénat.

Le Président, tout comme le Tribun, doit être, aux yeux de  François Bayrou, la voix des sans voix, et donc défendre le pluralisme dans le pays.

Le Président doit donc pouvoir choisir parmi les élus de l’Assemblée un gouvernement de rassemblement, réhabilitant la délibération. Comme au Parlement européen, où des lois sont votées, et souvent de bonnes lois, après délibération. Car délibération veut dire élaboration.

La République de François Bayrou est donc celle où le Parlement retrouve sa légitimité, où le premier Ministre retrouve sa place, où le gouvernement et le Président dialoguent avec l’assemblée. C’est la seule voie pour trouver des majorités plus larges. Plus près des citoyens.

Et pour que les citoyens soient mieux représentés, il faut de la proportionnelle lors des élections, car c’est la proportionnelle qui favorise le courage en politique.

Déjà, François Bayrou  l’avait écrit :  « Le pluralisme, c’est le vrai nom de la démocratie ».

Enfin, si François Bayrou ne l’a pas rajouté à son propos, mais il l’a affirmé en d’autres occasions, pour que l’Assemblée retrouve son rôle et sa responsabilité, cela passe par l’interdiction du cumul, comme l’avait souligné plus tôt l’orateur invité du jour.


Bernard LEON

samedi 23 octobre 2010

Class actions : "un nouveau camouflet pour les consommateurs" selon Robert Rochefort, Député européen du Modem

La section du Modem de Vanves a déjà montré l’intérêt qu’elle porte pour la défense des consommateurs. L’enquête réalisée, récemment auprès des Vanvéennes et des Vanvéens, sur le commerce de notre ville en témoigne.

Mais il est des combats plus généraux à mener contre, tout à la fois, la grande distribution, dont la politique des prix n’est pas satisfaisante, et l’impossibilité pour les consommateurs, lésés par les producteurs et leurs distributeurs, à pourvoir disposer de la possibilité légale de se regrouper pour se défendre.

Après avoir laisser entendre que cette possibilité serait étudiée, le gouvernement Sarkozy, vient de mettre fin à cet espoir.

Nous aimerions connaître la réaction de notre Maire, sur ce dossier, et voir si serrer les mains des consommateurs les jours de marché est sa seule façon militante de leur montrer son intérêt.


Ci après, le communiqué du Modem.


Cette fois-ci c'est clair, le gouvernement renonce à mettre en place les actions de groupes en faveur de la défense des consommateurs en France. A plusieurs reprises déjà, Bercy avait reporté l'instauration dans notre pays du système des « class-actions », tout en affirmant avec une grande hypocrisie qu'il en soutenait le principe.


Mais en installant hier la Commission de médiation de la consommation, Henri Novelli a tombé les masques et clairement pris le parti du Medef farouche opposant depuis toujours aux actions de groupe.


Pour Robert Rochefort, spécialiste des questions de consommation, la médiation, en ce qu'elle évite des procédures judiciaires est souvent une formule excellente mais elle ne peut en aucun cas régler tous les litiges collectifs. Or elle devient un contre-feu dressé contre la mise en place des actions de groupe. Lorsque ce sont des centaines de consommateurs - voire plus - qui sont lésés pour une somme significative mais de montant modéré, seule leur mobilisation collective, en disposant d'un instrument adéquat, peux leur permettre d'obtenir réparation.
C'est à la fois un droit et un moyen précieux de dissuasion à l'égard des abus, dont se sont dotés de nombreux pays.


Les médiateurs chargés de traiter les désaccords entre les entreprises et les consommateurs font souvent un travail très utile mais il leur arrive aussi de ne pas jouir de l’indépendance absolue nécessaire par rapport aux producteurs et aux distributeurs qui les rémunèrent. De plus, ils ont fréquemment des réflexes « pro-entreprises », car ils sont souvent des anciens collaborateurs ou des retraités de ces entreprises, ce qui en
conséquence ne devrait jamais être le cas.


Dès lors, on comprend que l’UFC-Que choisir et la CLCV, les deux plus importantes associations de consommateurs aient décidé de boycotter cette commission la rendant du coup encore moins crédible. Le droit aux actions de groupe reste donc à conquérir. Le mouvement démocrate sera aux côtés des consommateurs dans ce combat, notamment à l’occasion de la prochaine élection présidentielle.

Robert ROCHEFORT
Député européen, vice-président du Mouvement Démocrate, membre du Shadow Cabinet, chargé de l'Économie, de l'emploi et de l'économie solidaire.

mercredi 13 octobre 2010

Vers une démocratie écologique

Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État chargée de la prospective et du Développement de l’économie numérique, nous avait invité à assister au débat, tenu le 12 octobre, dans les locaux de Centre d’Analyse Stratégique, autour du livre de Dominique Bourg et Kerry Whiteside « Vers une démocratie écologique ; Le citoyen, le savant, le politique. ».

Accueillant les orateurs, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est félicitée que le thème de l’écologie, circonscrit il y a encore 10 ans aux militants écologistes, était entré désormais dans le cercle des débats politiques. Mais, a-t-elle précisé, il ne faut pas se faire d’illusion, tant au niveau politique qu’au niveau citoyen, on reste encore largement dans le déclaratif. L’écologie s’oppose aux intérêts et aux habitudes,
et de ce fait la puissance publique, lorsqu’elle veut mettre des limites tant aux comportements, qu’aux méthodologies de fabrication des produits, se retrouve souvent prise à contrepied. (Souvenons nous de la taxe carbone. Initiée par un gouvernement de gauche, portée par un gouvernement de droite maladroit, et refusée, pour terminer, tant par les citoyens que par les partis de gauche, peu glorieux dans cette affaire.)

D’où tout l’intérêt, a dit la Secrétaire d’Etat, du livre autour duquel allaient être mené le débat.

Vincent Chiriqui, DG du CAS, et animateur de la soirée, a fait ressortir tout l’intérêt du livre des deux auteurs présents qui se sont attachés, au contraire de beaucoup d’autres, de ne pas se contenter d’en état des lieux, même analytique, mais de s’attacher à le prolonger par une série e propositions originales sinon aisées à mettre en œuvre.

Finitude de notre monde.

Dominique Bourg a tout d’abord exposé ce qui avait été à la source de la réflexion de ce livre, le constat que, 25 ans après le rapport Brundtland définissant et lançant le concept du développement durable, l’état de la planète était désastreux, et que l’avenir n’était guère favorable à l’humanité, vu, tout à la fois, le peu d’efficacité des technologies, sur lesquelles nous ne pouvons fonder tous nos espoirs, et le
peu d’efficience des systèmes constitutionnels, conçus en d’autres époques, pour assurer d’autres problématiques (Libéralisme politique, libertés démocratiques, etc.)

Car comment répondre aux défis posés ? Ceux de la consommation, qui ne cesse d’augmenter, ceux de l’épuisement des ressources fossiles, que nous ne parviendront pas à extraire au delà de notre siècle ; des matières premières, dont certaines ne seront plus disponibles d’ici 15 ou 20 ans, comme le plomb, l’or, le palladium,… des terres cultivables qui disparaissent sous la pression foncière et les besoins d’une agriculture tournée vers d’autres voies que celles des biens alimentaires, sans oublier les ressources halieutiques en voie de disparition. A quois’ajoute le défi climatique.

Comment y répondre, donc, sinon par des solutions politiques.

Mais, vu le constat de départ, c’est à une véritable refondation politique que les auteurs font appel. Car il est inutile d’espérer en une solution économique, jeu des intérêts et des égoïsmes nationaux indépassables à ce jour.

La démocratie représentative à dépasser et à réinventer

C’est Terry Whiteside qui, relayant Dominique Bourg, nous a exposé les propositions de leur ouvrage (Publié aux éditions du Seuil dans la collection La république des idées, dirigée par Pierre Rosanvallon).

Tout d’abord, il faut constater dit-il, que face à ce problème, notre vieux système démocratique n’est peut être pas le mieux placé. La Chine, avec son système autoritaire (pour ne pas dire non démocratique) est capable de prendre des décisions, qui, au delà de contradictions encore fortes, (corruption…), en font déjà un acteur important de l’économie environnementale.

Nos systèmes occidentaux démocratiques ne sont, eux, pas conçus pour répondre aux grands problèmes environnementaux. Et pourtant, l’État est la seule instance qui permette de préserver et de promouvoir l’intérêt général. Il était censé défendre celui ci sur un territoire, le sien, contre des attaques de l’extérieur, ou des situations conjoncturelles. Mais comment fait il dans une conjoncture ou les problèmes se
retrouvent mondialisés, où les frontières sont dépassées, où la notion du bien public, qui, jusqu’il y a peu, ne concernait que le bien de la nation, devient désormais celle du bien mondial, qui couvre la sphère du climat, de l’environnement, des ressources planétaires. Là où, autrefois, ce qui ressortait de l’intérêt privé ou national était le paradigme de l’action politique, c’est désormais l’universel qui est en train de s’imposer, la responsabilité collective en train de s’élargir, le gain pour tous et non plus le gain pour soi.

Quelle est la forme politique qui peut répondre à ces changements ? La question est d’importance, car certains n’hésitent pas à prôner le recours à des états forts, quelles qu’en soient les couleurs, vertes ou brunes, surestimant la capacité de tels régimes à dépasser les intérêts privés ou nationaux.

La démocratie peut elle répondre au défi qui se pose au XXIe siècle ?

Si des doutes peuvent être évoqués, ce sont ceux qu’on peut émettre sur la question de la représentativité. Il faut inventer des formes de légitimité nouvelles. Il faut que la représentation réponde aux nécessités nouvelles, celles de la prise en compte des générations futures, des peuples non représentés, de la pauvreté. La gestion de la finitude nouvelle doit apporter des réformes dans les structures de la responsabilité.

Les auteurs proposent une alliance nouvelle entre le citoyen, le savant et le politique, de retrouver des instances qui, comme celles dont nous parle Pierre Rosanvallon, dans ses ouvrages sur la naissance de la démocratie représentative au XIXè siècle, ont participé à la construction du droit républicain, rôle tenu par les sociétés savantes.

La représentativité mise en place l’a été pour défendre les droits de l’individu. Or il faut aujourd’hui gérer la finitude plus que la plénitude. Il faut donc comprendre que, comme dans la représentativité actuelle ou chaque citoyen abandonne une part de son pouvoir et donc de sa liberté au profit d’un pouvoir représentatif qui va œuvrer en son nom, et gérer les problèmes de la société, il faut désormais une représentativité capable de gérer les grands problèmes environnementaux qui sont d’une autre échelle, car dépassant les frontières des états. Le climat, les pollutions, ne respectent pas de frontières. Dès lors les institutions nationales ne peuvent être les seules à répondre.

Il faut des lors imaginer des institutions nationales et internationales aptes à répondre aux nouveaux défis, à créer des régulations innovantes, en terme de production, de consommation, de mode de vie, à favoriser le long terme sur le court terme.

Une nouvelle Chambre.

Ce que disent les auteurs, c’est que nos démocraties peuvent mettre en place un nouveau type de chambre dont les membres seraient élus pour un plus long terme, réunissant des savants, des citoyens, des ONG et des politiques venus des territoires. Pour faire simple, de constituer un système plus hybride aux cotés de celui que nous connaissons. Les objectifs de cette Chambre seraient de réunir des personnes aptes à dépasser les intérêts personnels et sectoriels en fabricant des droits nouveaux, en instaurant de nouveaux engagements, en pensant global et non
plus local.
Le futur, nous a dit fort élégamment Thierry Whiteside, est la circonscription oubliée de notre mode de représentativité territoriale.

Bernard Léon

mercredi 15 septembre 2010

Le Grenelle de l’environnement détricoté

Vanvéens, depuis deux ans, le gouvernement, et celui qui espère devenir Premier Ministre, Jean-Louis Borloo, vous fait croire, et à la France entière, que l’environnement est une priorité pour ce gouvernement.

Il a organisé un grand spectacle, auquel ont cru les associations, et même les plus sérieux des écologistes, deux « Grenelle de l’environnement ».

Or, Borloo détricote ce qui a été annoncé comme définitif.

Et c’est vous, vanvéens, qui êtes concernés au premier chef, à travers la question de la gestion de vos déchets ménagers, et qui, comme d’habitudes, finirez par payer la note.

En gros, le système de collecte des emballages, contenus dans vos déchets, est payé par des financements de l’État basé sur une contribution des producteurs d’emballages. (630 millions d’euros annonce l’État)

Le Grenelle de l’environnement prévoyant que le recyclage de ces déchets devait passer de 63%, actuellement, à 75%, et que les industriels de l’emballage doivent couvrir 80% du financement nécessaire, les besoins des communes se situent entre 742 millions et un milliards par an. (Le cout réel du ramassage se monte à environ 1,3 milliards.)

Or, l’État vient d’annoncer qu’il compte mettre 630 millions d’euros par an. Un marché de dupe pour les élus qui, en 2009, n’ont reçu par ailleurs, de l’État, que 30% des sommes prévues pour moderniser leurs équipements d’incinération ou d’enfouissement des déchets.

Mais bien d’autres promesses ne sont pas tenues, concernant par exemple, les déchets d’activités de soins à risques infectieux.

Les élus qui négociaient avec les représentants de l’État, mardi 14 septembre, ont refusé de voter l’accord imposé.

Un élu de la région Bretagne a donc précisé : « Si nous n’avons pas cette enveloppe, nous allons devoir demander au contribuable de payer plus. ». Et le contribuable qui c’est, si ce n’est pas vous, amis vanvéens.

Le Modem s’élève contre ce non respect de sa parole par l’État et se battra pour une politique plus responsable.

Bernard Léon

dimanche 12 septembre 2010

Le gouvernement vous plume à chaque instant

L’entreprise gouvernementale et les grands services d’Etat privatisés n’arrêtent pas un seul instant de développer ce qu’il faut bien appeler, l‘injustice sociale.


Réforme Sarkozy/Fillon/Woerth des retraites

Nous ne traiterons pas aujourd’hui de la réforme des retraites, laquelle, parce que les français en reconnaissent le bien fondé, est l’occasion, pour le Président et son gouvernement, de faire passer, sans véritable concertation ni dialogue, et sur un rythme accéléré, une série d’iniquités, qui comme d’habitude, frappera les plus faibles : femmes obligées de travailler jusqu’à 67 ans pour toucher une retraite à taux pleins, mais diminuée par rapport à aujourd’hui, des femmes déjà victimes de fortes inégalités de salaires, travailleurs ayant connu un parcours au travail chaotique, fait de temps partiel et de chômage, jeunes d’aujourd’hui qui ne trouvant pas d’emplois, ne pourront avoir leurs annuités, etc.


EDF, autre prédateur

Mais il y a bien d’autres rabotages au quotidien de votre porte monnaie qui se préparent.

Il s’agit de la rente électrique que se prépare EDF sur votre dos. Le gouvernement « vient de décider par décret, au terme d’une expérimentation
bâclée » la mise en place par EDF de « nouveaux compteurs intelligents.

Ces compteurs, qui vont être installées dans chaque foyer, sont ils fabriqué en France ? Non. Ils le sont à l’étranger. On va donc importer des compteurs, c’est à dire enrichir des fabricants étrangers et des importateurs.

L’Etat qui se targue, mais sans rien faire, de se préoccuper de la santé de nos industriels, aurait pu prendre son temps afin de permettre à notre industrie, souvent en difficulté ces temps ci, de concevoir et fournir ces compteurs. Il n’en a rien été.

Comme le précise Marianne : « Une clientèle captive va donc payer entre 120 et 240€ par logement, soit un chiffre d’affaire de l’ordre de 4,2 Milliards d’euros. En Italie, le même compteur est fourni par l’Enel pour 80€ seulement ».

Merci Sarkozy, merci Fillon. La rente électrique n’a pas de prix.

Bernard Léon

samedi 2 janvier 2010

Analyse des vœux présidentiels… et... les voeux de Modem Vanves

Un coup à droite.
Car il faut bien séduire l’électorat de l’extrême, celui de Pétain et celui de Le Pen.
Un coup à gauche.
Car il faut bien tenter de ramasser les voix du Centre en mutation, lesquelles seraient censées être effrayées par les alliances annoncées avec les écolos et la gauche.
C’est ainsi que Sarkozy conduit son discours politique.

Ses vœux à la France en témoignent.

Après l’émergence à droite avec les amis du Fouquet’s et ses vacances sur le yacht de son ami Bolloré, (celui là même qui a attaqué récemment France Inter pour avoir osé évoquer les activités de son groupe industriel en Afrique ; ce Bolloré qualifié comme « le plus cannibale de tous les "messieurs Afrique" du business français » dans l’ouvrage "Ces messieurs d’Afrique") ...

Sarkozy semble donner un coup de godille à gauche et pense dans ses vœux… « À ceux qui ont perdu leur emploi ».

Mais, précise-t-il aussitôt, notre pays a été moins éprouvé que beaucoup d’autres grâce à notre modèle social.
Un modèle qu’il avait (souvenons nous) annoncé vouloir mettre à bas, lors des présidentielles, par la rupture annoncée.

La crise est passée par là. Il faut changer les mots. Mais l’air de la chanson reste le même.

Un exemple ? La taxe fiscale.
Mal préparée, mal expliquée, elle taxait les foyers des français mais exonérait de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l’électricité, de même que 1018 sites industriels les plus polluants. Le Conseil Constitutionnel l’a annulée le 29 décembre au prétexte de son inégalité.

Autre exemple. La réforme de la taxe professionnelle. Elle est censée être comme dit Sarkozy « plus favorable au travail et à l’investissement ». Sauf qu’elle met à mal l’indépendance financière des communes qui vont devenir, en partie, encore plus soumises à l’Etat, alors qu’une autre réforme en préparation, ne vise rien d’autre qu’à priver Départements et Régions de l’autonomie que leur avait donnée la loi de décentralisation.
C’est la démocratie en cours de réduction, d’autant plus que le projet ne s’arrête pas là. Il prévoit un changement de scrutin qui empêchera l’application de la proportionnelle et réduira en conséquence la juste représentation des sensibilités citoyennes.

Mais il ne manque pas de sujets où l’annonce ne sera pas suivie d’effets. Il en va ainsi du projet de loi Grenelle 2. Le texte prévoit que les entreprises devront informer sur l’aspect Développement Durable de leurs activités, et, pour les plus de 500 salariés, indiquer dans leur rapport annuel un bilan social et environnemental. Sauf que les contrôles ne sont pas annoncés, les sanctions non prévues, comme
c’est déjà le cas depuis des années pour la loi NRE, (Nouvelles régulations Economiques) qui n’a servi à rien.

Et cela continue de ces vœux présidentiels qui ne sont que des vœux pieux. Il annonce pour 2010 qu’il va falloir réduire nos dépenses courantes. N’est-ce pas lui qui a porté le déficit de la nation à ses sommets ?

Il dit qu’il va falloir relever le défi de la dépendance. Mais tous les spécialistes de la question répètent publiquement que l’Etat communique sur les politiques publiques mais n’agit pas et laisse les collectivités financer la solidarité nationale. Au lieu de mettre en place la solidarité entre tous, le gouvernement n’a pas peur d’assurer que d’autres financements doivent être trouvés, comme le recours à la prévoyance, une aubaine pour les assurances, et l’assurance que le sillon de l’inégalité sera encore creusé plus profond entre les français. Car ne s’assureront que les gens pouvant payer une assurance.

Il annonce : « en 2010, nous réformerons notre justice pour qu’elle protège davantage les libertés ». Son projet malheureusement soulève contre lui tous les démocrates de France. Il prévoit, en effet, tout simplement, de supprimer le juge d’instruction indépendant, pour le remplacer par "un juge de l’instruction", directement dépendant du pouvoir. Le Figaro le reconnaît lui-même, en date du 15 janvier 2009 : « 45% des sondés y sont défavorables. Le juge d’instruction reste auréolé d’une certaine popularité ; sauf, sans doute, chez les électeurs de Nicolas Sarkozy, qui sont majoritairement favorables à sa disparition. ». Que dire de plus lucide ?

Enfin, cerise sur le gâteau, le Président termine ses vœux par un appel à notre capacité de débattre sans nous déchirer, lui qui a presque commencé sa mandature par le fameux « casse toi pauvre con » et qui, il y a peu, n’a rien trouvé de mieux pour racoler à droite, en divisant les citoyens du pays, que de proposer un débat pourri sur l’identité nationale.

Les seuls vœux qui vaillent pour 2010 ce sont donc ceux que nous pouvons formuler nous-mêmes quant aux chances de la France et de ses régions, dont les électeurs vont être appelés à se prononcer, lors du vote du mois de mars, à se rassembler pour gagner...
Des vœux qui dépendent de notre engagement sur tous les fronts qui méritent d’être tenus : ceux de la solidarité, ceux de la démocratie, qui se défend et se gagne par un effort de chaque jour, ceux de l’humanisme, qui figure en tête du projet du Modem, et que vous pouvez trouver sur le site du Mouvement.
Un projet préparé par les militants. Un projet au plus près de tous.

Bernard Léon

mercredi 23 décembre 2009

Après Copenhague : l’urgence politique, l’urgence à se mobiliser

Je viens d’assister à un compte-rendu des plus intéressants sur le sommet climatique, organisé par l’Association 4 D, en coopération avec Réseau Action Climat, Coordination Sud et le CRID, tous présents à Copenhague. J’ai lu la presse également qui en a beaucoup parlé.

À lire tous les commentaires, à entendre tous les témoignages, sur ce sommet, il y a un mot autour duquel on semble tourner, un mot qu’on semble ne pas prononcer, ou qu’on ne prononce qu’à mi-voix, c’est le mot de Politique.

Et pourtant tous nous le disent ; ce sont les Etats qui à Copenhague ont pris la main lors de ce sommet de l’ONU sur le climat, aux dépens des négociateurs, des ONG, des mouvements sociaux. Et la conséquence de cette prise en main par les Etats a été un rabaissement immédiat de la gouvernance démocratique qui aurait dû prévaloir en cet instant des plus importants pour le devenir de la planète. Les ONG ont été quasiment interdites aux débats du Sommet, les mouvements sociaux ont été réprimés par la police et leurs voix n’ont pu se faire entendre des dirigeants de la planète.

Seuls ont compté à ce sommet les égoïsmes que portaient les Chefs d’Etats.
Mais ces égoïsmes qu’étaient-ils ? Ceux des citoyens ? Non. Car les citoyens ont définitivement compris que les enjeux climatiques étaient ceux de la solidarité intergénérationnelle, ceux des solidarités nationales et internationales, ceux de la pérennité d’une planète viable.

Ces égoïsmes étaient ceux des enjeux économiques, mais pas ceux des citoyens, ceux des égoïsmes des entreprises, mais pas ceux de toutes les entreprises, non, ceux des seules entreprises financières ou industrielles qui, depuis 40 ans, ont érigé leur irresponsabilité en dogme, leur âpreté en système, leur mépris de l’homme en règle de gouvernance ; pillant les ressources de la planète, polluant notre atmosphère, les sols et les eaux, organisant sans scrupule les fuites fiscales dont la conséquence étaient d’appauvrir les budgets des Régions et des Etats, allant, sous prétextes de mondialisation, exploiter ailleurs les populations qu’ils ne pouvaient plus exploiter là où elles avaient été crées et avaient prospéré.

Oui, les égoïsmes qu’ont défendus les puissants de la planète à Copenhague n’ont été que ceux d’autres puissances, celles des entreprises organisées en lobbying, celles de l’énergie aux USA, de la chimie partout, des mines en Afrique, etc.

Alors, une question se pose après Copenhague : qu’allons nous faire ? Allons nous laisser faire. Allons nous laisser ces Etats jouer les complices d’un drame qui ne couve même plus, d’un drame qui est là, à notre porte, mais dont certains déjà subissent de plein fouet les conséquences : des populations affamées, assoiffées, chassées de leur terre par une mer qui monte, des populations dont nous avons souvent pillé les richesses quand nous ne les pillons pas encore, des populations que nous devrions aider à faire front aux défis du climat et pour lesquelles notre pingrerie n’a pour égal que notre inconsciente addiction à surconsommer des produits qui n’ont rien de nécessaires mais qu’on nous rend pourtant comme obligés.

N’est il pas temps pour nous mêmes, pour les ONG, pour les mouvements sociaux, d’exiger un changement du Politique, un changement de politique, la fin du populisme industriel dont parle le philosophe Bernard Stiegler, la fin des populismes politiques, qui nous mènent tout droit à la multiplication des contrôles sociaux et à la fin de nos démocraties.
Il est temps que nous devenions en quelque sorte rebelles. Rebelles aux formes de société que nous nous sommes laissé imposer, rebelles au système économique issu du dernier quart de siècle dernier et qui nous a mené à la faillite, rebelles à des modes de fonctionnement politiques qui ne sont que de l’électoralisme, mais qui ne sont jamais ce qu’ils devraient être, que Stiegler appelle procédures thérapeutiques, entendues comme gouvernement de soi et des autres.

Et c’est pourquoi il y a urgence à s’engager, à entrer en politique, à investir le Politique, pour le changer, pour l’obliger à être responsable, pour l’obliger à prendre soin. À prendre soin des maux de notre monde, à prendre soin des plaies causées par les crises multiples qui mutilent une part du corps social.

C’est pourquoi nous vous demandons de nous rejoindre au Modem, de nous rejoindre non pas pour venir y épouser des solutions toutes faites, mais au contraire, pour venir les construire, enrichir ce qui a déjà été discuté, proposer ce qui manque encore.

Bientôt les élections régionales vont nous mobiliser. Elles vont être particulièrement importantes, car la politique que nous souhaitons doit se faire au plus près des citoyens, au plus près des populations, au plus près des problèmes à résoudre, au plus près de vous. Celui qui va mener pour le Modem la liste en Ile de France vient d’être désigné par les adhérents. Il s’appelle Alain Dolium. Il est chef d’entreprise, vit dans le Val-de-Marne, est d’origine antillaise, a vécu une grande partie de sa jeunesse à Malakoff , milite pour le tissu associatif et au Modem, mouvement dont il affirme, à juste titre, qu’il est la meilleure des synthèses pour rouvrir l’espace politique et proposer un nouveau projet de société.

Soyez les acteurs de votre avenir et les acteurs de celui de vos enfants. Prenez un peu de votre temps pour œuvrer à la construction du monde et de la région que vous souhaitez leur laisser.
Nous attendons de vous accueillir. Nous ne serons jamais trop à travailler ensemble pour porter les choix de notre société.


Bernard Léon